Belle prise de Parole de Anne Hidalgo.
Publié par le Monde du 31/12
jeudi 31 décembre 2015
samedi 28 novembre 2015
Léguer autre chose que des raisons de désespérer ISABELLE STENGERS
Comme il est loin déjà le temps où certains célébraient les noces de la démocratie représentative et du marché comme « la fin de l’histoire ». Mais c’est bien à la fin de quelque chose que nous avons affaire. Les murs et les barbelés qui traversent l’Europe donnent un avant-goût de ce qui vient, comme aussi la sévère, quasi vindicative, discrimination entre réfugiés « de guerre » et réfugiés « économiques », c’est-à-dire, apprenons-nous, « climatiques » déjà, voués à survivre dans des camps. Ce qui s’annonce est une forme d’état d’urgence permanent, l’institution d’une gestion planétaire autoritaire des populations, avec l’impératif sans appel du « nous n’avons pas le choix », et ce, sur fond de business-as-usual.
Il n’est plus temps de penser que la crise sera temporaire, comme le font ceux qui présentent ce qu’on appelle l’anthropocène comme l’époque où l’homme, prenant conscience de ce qu’il est devenu une force géologique, trouvera les moyens de « réparer » la Terre. Le désordre climatique qui s’installe ne témoigne pas de la puissance humaine. Il a été déclenché par ceux qui ne savaient pas qu’ils jouaient avec le feu, et qui entendent bien continuer à le faire.
En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/cop21/article/2015/11/27/leguer-autre-chose-que-des-raisons-de-desesperer
mardi 27 octobre 2015
Créer de nouveaux espaces de liberté
Néolibéralisme globalisé et fascisme, une équation improbable ? Pas
pour Roland Gori, qui aperçoit des similitudes entre les deux régimes :
quand la démocratie libérale s’impose dans la viepolitique en « triant
ce qui est ou non acceptable pour les institutions internationales de la
finance et du commerce », et désavoue les souverainetés populaires et
nationales ; quand « la policedes pensées et des comportements est
assurée par les nouvelles formes sociales de l‘évaluation qui réduisent la
notion de valeur à la conformité et au calcul » ; quand « la
concurrence économique n’est qu’une manière de poursuivre la guerre par d’autres moyens »… on
retrouve les trois caractéristiques principales du fascisme : parti
unique, un contrôle social sévère et un expansionnisme guerrier.
« Il est plus facile d’employer le terme de fascisme pour désigner aujourd’hui
les mouvements djihadistes hostiles au discours universaliste et rationaliste
des Lumières que pour caractériserune civilisation matérialiste,
utilitariste et rationaliste, propre à la mondialisation ».
Créer de nouveaux espaces de liberté
Pour Roland Gori, il s’agit alors de tirer les
conséquences de ce discours technicien qui paraît irréversible. L’auteur
propose de cultiver la
biodiversité des langues pour lutter contre
l’hégémonie culturelle du « globish » (contraction de « global
english », une forme internationale d’anglais), cette nouvelle langue qui
détruit, au nom de l‘efficacité technique de la fonctionnalité des entreprises, le caractère poétique de chaque
langue.
Il souhaite également en finir avec
les grilles d’évaluation qui ne tiennent compte que des résultats immédiats et
quantitatifs à une époque où tout est tourné vers le futur au mépris de la
mémoire, pour restaurer au
contraire la valeur de la tradition et de l’histoire.
Face aux crises successives que produit ce néolibéralisme globalisé, « avec
ses dispositifs de mise sous curatelle technico-financière des peuples et de
leur souveraineté politique, les systèmes de terreur qu’il engendre, les
politiques sécuritaires qu’il favorise », il faut savoir créer de
nouveaux espaces de liberté. « Le temps presse, il est venu, de réinventer l’humanisme, sans hypocrisie, sans naïveté,
sans bons sentiments dégoulinants, audacieusement ».
vendredi 28 août 2015
vendredi 13 mars 2015
vendredi 20 février 2015
dimanche 18 janvier 2015
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